Lundi 2 marsFair : party #15 – Présentation des lauréats fair 2020 session #2

19h
PLACEMENT LIBRE ASSIS-DEBOUT
Gratuit

Fair : party #15 – Présentation des lauréats fair 2020 session #2

Le fair, 1er dispositif de soutien au démarrage de carrière et de professionnalisation en musiques actuelles, est heureux de vous présenter ses nouveaux lauréats lors de sa 15ème « fair : party » au Café de la Danse. Chacun des 7 lauréats du fair 2020 session #2 interprétera quelques titres.

Une soirée présentée par Le Fair. Ouverture des portes à 19h ; début des concerts à 19h30. Votre billet vous assure l’entrée jusqu’à 20h. Après cet horaire, les portes seront ouvertes à tous, dans la limite des places restantes.

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CALLING MARIAN
Gagnante du prix du jury des iNOUïs du Printemps de Bourges 2019, Calling Marian est assurément l’une des figures émergentes de la scène électronique à suivre de très près. DJ, productrice et live performeuse, cette artiste insatiable multiplie les projets, que ce soit en solo avec une série d’EPs mêlant électro, acid et techno percutante, la gestion de son label CVNT Records, ou en groupe avec le projet ‘Sale Affaire’ et le collectif Conspiration.

JULIEN GRANEL
Il y a une phrase à ne jamais prononcer devant Julien Granel : “Tu ne peux pas le faire”. L’impossible le tente, l’excite. Le défi comme oxygène. C’est un enfant des Landes, aujourd’hui 23 ans, qui navigue désormais entre Paris, Bordeaux et le monde. À six ans, il assiste à un éveil musical avec sa classe. “Je veux faire ça !” se dit-il sans attendre. Ce n’est déjà pas négociable. Conservatoire, 15 années de piano classique. Les changements d’accords sont un mystère dans lequel il plonge avec une joie quasi mystique. Les boucles de batterie peuvent également l’obséder. Il apprend, travaille, dur, il grandit. Ses oreilles et son âme ont très vite compris que l’émotion primait toujours sur le genre. Julien aime, de tout son coeur, que ce soit de la pop, du rock, de l’électro, du rap. Le premier album de Mika, Moby, Soulwax, 2 Many DJ’s, Yuksek, Freddie Mercury, David Bowie et sa chanson “Life On Mars”, une autre révélation, Justice, la première compilation Ed Banger, les chansons des autres l’envahissent et le guident vers ce qu’on appelle l’identité. La sienne, d’identité. Aujourd’hui, Julien Granel compose toujours avec la même urgence et la même passion. L’instinct est un guide fidèle. Ce sont des images qui lui viennent, des couleurs, des choses d’abord fugaces qui s’incarnent sans jamais forcer. Sa musique est pop et solaire, c’est un rayon de lumière qui caresse les dernières résistances. Musique, danse, vidéo, photo, mode, il ne snobe rien, s’intéresse à tout. Il déborde, il dévore, il avance, encore et encore. Émulation vitale et permanente. Il veut être hypnotisé, saisi, touché. Il ne se précipite pas. Il sait que le temps est un allié précieux quand on ne le bouscule pas.

LABOTANIQUE
Au carrefour du rap et de la chanson, le duo LABOTANIQUE nous emmène vers des contrées luxuriantes : les racines du hip-hop se mêlent à la chaleur des synthétiseurs et à la parole qui interpelle. Qu’elle soit rappée, slamée ou chantée, ce sont les frontières qu’elle souhaite abolir ! Derrière les lianes et les fougères, vous pourrez y entendre des récits d’explorateurs, à la manière de Gaël Faye, Odezenne ou encore Feu! Chatterton… Dans leur opus «47e Parallèle », sorti en mars 2019, ces chercheurs sonores nous faisaient voyager de l’Amazonie vers la canopée de béton : coordonnées 47°13’N ; 1°33’O ! Arrangé et mixé par Raphaël D’hervez (Futur Records), il fut l’occasion de déposer les premières pierres de leur édifice végétal… Une diffusion nationale sur FIP, et un playlisting sur Spotify ont permis à ces savants-fous de faire progresser leurs recherches. De nouveaux partenaires ont également rejoint leur laboratoire, via leur accompagnement dans le dispositif TRAME en Pays-de-la-Loire (Vip, Maison des Arts de Saint-Herblain, La Soufflerie, FIP, Yotanka, Studio Volume) et leur passage remarqué lors du Voyage à Nantes 2019. Aujourd’hui, ils poursuivent leurs expérimentations avec l’intention de faire chanter les plantes. Leur pop, qualifiée aussi bien d’urbaine que de végétale est à retrouver dans les salles de concerts du vieux continent.

MACADAM CROCODILE
Xavier Polycarpe (Gush) et Vincent Brulin (IZIA, Alain Chamfort) ont longtemps écumé les scènes nationales et internationales. Leur réunion, après des années à accumuler de l’expérience, sonne comme le besoin de faire danser sans stratégie, de jouer, tout simplement, d’apporter cette folie du live qui les caractérise désormais. Macadam Crocodile, c’est une jam new-disco bourrée de synthés, de batteries afro-funk, faite de délires pop qui brillent par leur spontanéité. Le groupe est né il y a trois ans dans un studio à Montreuil. En se basant sur de vieux samples, les deux musiciens se sont rapidement constitué un répertoire d’impros délirantes, sauvages, qui leur permettaient de jouer parfois pendant trois heures dans des clubs. Entre temps, le duo a séduit de nombreux programmateurs par sa fraîcheur, sa présence scénique, et ses lives modernes joués sans interruption à la manière d’un DJ set. Hors de question cependant de s’enfermer dans une cabine studio pour enregistrer, leur premier album à paraître au printemps 2020, est capté en live lors d’un concert à Paris, au Badaboum. Une salle pleine à craquer, une ambiance survoltée, un format rare, mais un objectif : conserver intacte l’énergie qui les définit. C’est donc une nouvelle étape qui se dessine pour Macadam Crocodile, qui a fini par délaisser les samples pour se construire un son à la croisée de la funk des années 70 et la nu-disco d’aujourd’hui. Avec un credo : le morceau ne sera jamais joué comme il a été écrit, parce qu’il n’a jamais été écrit.

MEZERG
Mezerg invente le PianoBoomBoom il y a 2 ans. Ce jeu s’articule autour du Piano et Du BoomBoom. Pieds et mains liés à son instrument, tout le corps est réquisitionné. En Mêlant l’électronique à l’acoustique, il créé une sorte de musique bio, sans colorants ni conservateurs, où des trucs et des bidules viennent parfois modifier le son des cordes. Aux confins de la Techno et la World, cet homme orchestre de la nuit puise aussi dans le Jazz et la Trance. Se présentant comme une alternative au DJ sur le créneau horaire minuit-6h, il milite pour un retour à un véritable spectacle live, où l’improvisation mène la danse et se nourrit de l’énergie délivrée par le public. En assaisonnant son Piano au BoomBoom, MEZERG souhaite le ramener à l’heure où on ne l’attend pas et dans les lieux où on ne l’entend plus. Sa musicommunication est concoctée avec soin, allant du clip léché au live mal filmé. Chaque nouvelle vidéo postée profite d’une audience de plus en plus large. Elles culminent aujourd’hui à plus de 1Million de vues. Des squats parisiens au Musée d’Art Contemporain de Luxembourg, en passant par le Transbordeur à Lyon et jusqu’en Belgique, il sillonne tout le territoire francophone et intègre la programmation des festivals au coté d’Emir Kusturica, Etienne de Crecy, Too Many Zooz ou encore Acid Arab. Le set est rodé et le PianoBoomBoom tape de plus en plus fort, de plus en plus loin.

P.R2B
Tout était là, très tôt. « Musique-cinéma, cinéma-musique », une énergie brute, des images qui claquent, le goût du beat et du chant qui jaillit. Tout était là très tôt, chez P.R2B. Le son, d’abord : Pauline Rambeau de Baralon grandit à Bourges entre des cours de clarinette, le blues d’un père guitariste, la musique classique et la chanson française, dont les images fantasques la fascinent autant que l’irrévérence de Eminem, TuPac ou Dr Dre. Les images, ensuite. Après un lycée option cinéma et un passage au cours Florent, elle fait ses armes pendant quatre ans à la Femis, dont elle sort avec un diplôme de réalisatrice. Quand Pauline ne filme pas d’images, elle les met dans ses textes, et l’on en perçoit l’atmosphère, les ombres et les lumières, aussi bien qu’au cinéma. L’impact de ses mots doit aussi bien à Barbara qu’à Kanye West, à Tyler the Creator qu’à Catherine Ringer : de ce contraste naît toute leur modernité. Longtemps, ses morceaux restent cachés. Jusqu’à ce qu’un single obsédant, Ocean Forever, aux synthés ondoyants comme la mer en hiver, n’apparaisse en 2017 sur une compilation de La Souterraine. Ce titre et son clip font parler d’eux, P.R2B est vite repérée et s’entoure, et des concerts propulsent son talent unique : ceux qui ont eu la chance de la voir aux Etoiles, à Paris, ou aux Bars en Trans, fin 2018, se souviennent encore de sa présence, intense, de l’étendue de ses influences (de Léo Ferré à Casual Gabberz) et de sa façon de marier poésie et BPM comme si c’était une évidence. L’expérience de la scène, « cet endroit où ça brûle» pousse P.R2B à mettre définitivement ses chansons en pleine lumière.

YUDIMAH
Originaire de Bordeaux et issu d’une double culture franco-congolaise, le jeune Yudimah (24 ans) a repris brillamment depuis quelques années le flambeau d’un hip-hop engagé, mélodique, intelligent et capable d’exprimer des idées claires sur le vivre ensemble, les injustices et l’état du pays. Alors qu’il s’engageait dans le milieu associatif pour défendre ses valeurs et plus particulièrement les droits des enfants du Tiers Monde, le chanteur a fait ses gammes, par le bas, en s’exprimant dans des scènes ouvertes et des concerts qui lui ont donné une énergie, une agilité et une maîtrise de son flow qu’on n’avait rarement côtoyées de ce côté-ci de l’Atlantique. Actif depuis l’âge de 16 ans, Yudimah croise sur scène des figures comme Kalash ou encore le jeune MHD et se construit une culture musicale immense qui va du rap US au trip-hop, en passant par le RnB et le jazz. Ses premiers morceaux, entre soul et hip-hop, laissaient entrevoir des qualités de composition remarquables, dans un registre alors plus cadencé et poétique, déjà marqué par une forte aspiration à la spiritualité. Mais c’est en signant le single Run It que Yudimah a pris une toute autre dimension. Il y trouve un ton unique, incisif et ultradynamique qui fait penser autant à la soif de convaincre du jeune Patrice qu’à la conviction de jeunesse d’un Mos Def. Les sources américaines du jeune homme affleurent dans des beats qu’il compose lui-même puisque Yudimah est aussi à l’aise devant un micro que derrière la console. Homme-mélange, Yudimah a choisi, au sein du Banzaï Lab, de ne pas brûler les étapes qui le séparent d’un très attendu premier album, annoncé pour 2020.

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