Jeudi 27 marsNEVCHEHIRLIAN

19h30
17€/20€

NEVCHEHIRLIAN : RÉTROVISEUR

Avec Monde Nouveau Monde Ancien, son premier album sorti en 2009, puis Le soleil brille pour tout le monde ?, une mise en musique de textes inédits et militants de Prévert en 2011, Frédéric Nevchehirlian a tracé une route sinueuse et singulière entre rock, slam et chanson. Un nom compliqué, un genre indéfinissable, une démarche de développement artisanale et militante, ce capétien de français n’avait pas tous les atouts pour vivre de sa musique dans le contexte que nous connaissons depuis une décennie… Et pourtant après 5 ans et  2 albums, c’est plus de 17.000 exemplaires vendus, 300 dates aux 4 coins de la France, et un accompagnement de structures nationales (Festivals Francofolies, Marsatac, Paul B, la Sacem pour ne citer qu’elles) qui confirment un phénomène récurrent : on aime aussi dans l’hexagone une expression exigeante autour du mot.

Artiste ancré dans sa réalité, Frédéric a, au fil des ans, multiplié les rencontres et les collaborations (Serge Teyssot-Gay, Mike Ladd, Saul Williams,  L, Marcel Kanche, Rodolphe Burger), initié à Marseille le Festival Gravitations autour du mot mis en musique (ont été invités en autres Sandra N’Kaké, Michel Cloup, Ottilie B., Dimoné, Wladimir Anselme, Sammy Decoster, Dgiz, Peter Van Poehl, des poètes sonores, etc.) et fondé une coopérative culturelle, Internexterne, qui assure la production de disques, de spectacles, et l’accompagnement d’artistes émergents. Comme un autre chemin, une autre façon de vivre la musique, de vivre de la musique.

Appelé désormais «Nevché» autant par commodité que par radicalité, il nous livre un troisième album, Rétroviseur qui s’inspire du passé tout en se projetant dans l’avenir pour l’interroger.  Ecrit en collaboration avec Ronan Chéneau (auteur de théâtre connu pour ses pièces Fées et Cannibales), et réalisé par Jean Lamoot (réalisateur d’Alain Bashung, Salif Keita…), cet album est le récit sans compromis, abrupt et romantique d’une adolescence à Marseille. Une adolescence d’hier et d’aujourd’hui dans cette ville, qui, loin des clichés d’une cité ensoleillée, excessive et au fort accent, apparaît dans cet album comme on ne l’a jamais présentée : les couleurs sont lessivées (« Si nous marchons ensemble »), c’est souvent l’hiver, le mistral siffle, les plages sont vides (« Marseille »). On y retrouve aussi la ferveur des premières amours silencieuses (« Grands brûlés de l’amour »), les errances existentielles (« Vas-tu freiner ? »), l’atmosphère des longues soirées sur les parkings, et les rêves adolescents de « tout défoncer » (« Sur le parking »). Sans nostalgie, aucune.

Enregistré entre Dakar, Marseille, Paris et l’île de la Réunion, Rétroviseur est un disque post-capitale de la Culture dans lequel les souvenirs sépias et velourés invitent à imaginer l’avenir sans paillettes et projecteurs, en toute simplicité et honnêteté.
Se libérer de quelques lettres de son nom pour tout oser sans regretter…
On n’attendait pas sa voix…
Et pourtant la voilà.

http://www.nevchehirlian.com/

 

Une soirée présentée par LES DITS SONT DE LÀ.

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